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L’Étuverie et Barthet Bio, les 2 lauréats du Concours BIOrigine Gers ! 1

L’Étuverie et Barthet Bio, les 2 lauréats du Concours BIOrigine Gers !

Le concours BIOrigine Gers, organisé par Gers Développement, a pour objectif de récompenser les entreprises agricoles et agroalimentaires s'approvisionnant en matières premières bio du Gers. Cette initiative portée par Gers Développement, vise à encourager le développement des agroalimentaires bio gersoises et de valoriser le Gers en tant que territoire à la pointe de la production et la transformation biologiques. Pour cette seconde édition, 9 dossiers de candidature ont été étudiés par le jury du concours, sur la base des critères suivants : produit, potentiel de développement, innovation, impact environnemental, impact territorial, créations d’emplois et équipe projet.

© l'étuverie

L'Etuverie, exploitation agricole basée à Cadeilhan, près de Fleurance, a remporté le prix "Circuits-courts". Nicolas Ricau et Fabien Candelon, les deux amis à l'origine de l'entreprise, transforment exclusivement de l'ail frais bio du Gers en ail noir bio (têtes d'ail noir, gousses, pâte d'ail noir, moutarde à l'ail noir, etc.). Leurs produits haut-de-gamme et made in Gers sont commercialisés partout en France, exportés, et utilisés par des restaurants étoilés.

(c) Barthet bio

Le prix "Circuits-longs" a été remis à l'entreprise Barthet Bio, exploitation agricole familiale créée en 1854, cultivant et transformant des fruits et légumes bio cultivés sur place. L'entreprise est engagée en outre en faveur des économies d'énergies et de la protection de la biodiversité (plantations en agro-foresterie, haies paysagères, présence de ruches, etc.).

Contact et infos

Marine BRUNEEL
Tel : 07 63 15 93 71
Email : m.bruneel@gersdeveloppement.fr
Site du concours : www.concours-bio.fr


L’Étuverie et Barthet Bio, les 2 lauréats du Concours BIOrigine Gers ! 2

Point d’actualité sur le scoring environnemental des produits alimentaires

L’équipe d’Ocebio a participé le 30 juin dernier à la journée « Le scoring alimentaire, un potentiel pour innover », organisée par Ad’Occ à Toulouse, l’occasion d’en apprendre plus sur le fonctionnement et les actualités des démarches de scoring nutritionnel et environnemental des produits alimentaires.

L'affichage environnemental remis en lumière par la convention citoyenne pour le climat

L’affichage de l’impact environnemental des produits alimentaires fait partie des premières propositions issues de la convention citoyenne pour le climat. Le gouvernement s’est saisi de cette demande et a lancé un débat parlementaire sur le sujet, prenant corps en août 2021 avec la loi Climat, rendant notamment obligatoire le scoring environnemental sur les produits alimentaires. La France s’est ainsi positionnée en pays européen précurseur sur ce travail.

Par ailleurs, l’ADEME et l’INRAe, au sein du GIS-REVALIM, ont travaillé depuis plusieurs années à la construction d’une base de données issues d’Analyses de Cycles de Vie (ACV) pour les produits agricoles et alimentaires : la base Agribalyse. Ces travaux s’inscrivent dans une approche multi-critères et multi-impacts de l’évaluation environnementale, sur une base scientifique.

Le projet de scoring environnemental s’est donc adossé aux travaux déjà initié autour d’Agribalyse. La base de données et les méthodes de calcul étant génériques, et non spécifiques, les premiers résultats ont généré une importante insatisfaction auprès de certains acteurs. Les scores affichés ne permettaient en effet pas de discriminer l’impact environnemental assez finement au sein des catégories de produits, lissant l’effet des modes de production agricole pour un même produit. En réaction, d’autres démarches de scoring environnemental privées se sont mises en route, afin de proposer des systèmes alternatifs.

Eco-score et Planet-Score

Le Planet-Score et l’Eco-Score, les deux systèmes les plus aboutis, ont été mis en expérimentation auprès des consommateurs en 2021 :

L’Eco-Score : méthode assez proche de la méthode ACV classique, avec un système complémentaire de bonus et malus pour certaines pratiques considérées comme vertueuse pour l’environnement. Indicateur agrégé (couleur + lettre). L’enseigne Carrefour, qui a testé à grande échelle l’Eco-Score, constate que ce label ne met pas assez en avant des critères attendus par les consommateurs, et notamment les pesticides, le bien-être animal, et le mode de production. De plus, le conseil scientifique qui suit le projet apprécie la rapidité de déploiement de la méthode, mais lui reproche une trop grande « rusticité » et un manque de précision.

Le Planet-Score : méthode utilisant la méthode ACV et Agribalyse, mais intégrant un grand nombre de paramètres de calculs supplémentaires. L’ACV est fragmentée en 4 blocs : santé et toxicité environnementale, biodiversité et écosystèmes, climats et ressources. L’étiquette affiche une notation de A à E (soit 5 couleurs), sur 3 sous-critères, et un indicateur de bien-être animal (voir l’article d’Ocebio de juillet 2021 pour plus de détails). Les retours consommateurs sont positifs, ils apprécient la clarté et la transparence de l’affichage, et apprécient la présence des indicateurs de pesticides et bien-être animal. Le mode de calcul permet d’introduire de la discrimination au sein des catégories de produits.

Retours d’entreprises bio régionales ayant testé ces labels

La société Nutrition et santé a testé le Planet-Score sur une gamme de marques iconiques de leur portefeuille produits. 80% des produits testés ont été notés A sur tous les critères du Planet-Score, dont 100% des produits bio. Les produits obtenant les scores C ou D contiennent certains ingrédients comme le cacao et le sucre de betterave. L’entreprise apprécie globalement le dispositif, jugeant que les notes reflètent bien leurs pratiques, et permettent une différenciation intra-produits.

La jeune pousse Yummy Twice a quant à elle testé l’Eco-Score. L’entrepreneur a apprécié sa simplicité et sa rapidité de mise en place.

En parallèle, le travail se poursuit sur Agribalyse…

Le GIS-REVALIM poursuit son travail pour améliorer la base Agribalyse, en vue d’enrichir la base avec des nouveaux produits, et d’améliorer les données. Les principaux leviers d’amélioration sont principalement la prise en compte de la biodiversité à la parcelle, le stockage / déstockage de carbone dans les sols, et la toxicité / écotoxicité. Le GIS-REVALIM sortira ainsi en septembre 2022 la version 3.1 d’Agribalyse.

Par ailleurs, l’objectif est d’aboutir à un outil d’analyse semi-spécifique, qui permettrait de moduler plus finement les paramètres des ACV (mode de production, emballages, process, logistique…). L’idée est à termes d’avoir une base de données composée de briques élémentaires à combiner pour construire une ACV la plus fidèle au produit évalué, un peu sur le modèle de l'Ecobalyse, la base de données ACV du textile.

Plusieurs outils d’analyse semi-spécifique sont d’ailleurs en cours de développement, notamment :

  • Karbon : l’outil permet de moduler certains paramètres comme la spécification d’une recette, le type d’emballage…
  • PEFAP (Inrae) : méthode partant de la liste des ingrédients directement accessible sur l’emballage.

Et la suite ?

Du côté de l’Etat, l’heure et au bilan des expérimentations sur l’Eco-Score et le Planet-Score, et à l’élaboration d’une méthodologie s’inspirant des travaux réalisés, en intégrant leurs bénéfices et leurs limites. L’Etat et l’ADEME souhaite aboutir au meilleur compromis, tout en sachant qu’il sera difficile d’obtenir un outil consensuel. La méthodologie sera proposée début 2023 et soumise à consultation puis à un test. L’Etat envisage de commencer par une utilisation volontaire encadrée, avant de rendre obligatoire le dispositif.

Actualités du Planet-Score

Le collectif Planet-Score organise un événement consacré à la transparence environnementale dans le secteur agroalimentaire le MARDI 5 JUILLET 2022, de 10H15 à 13H30, au Balzac, 1 rue de Balzac, 75008 Paris

Pour vous inscrire, cliquez ici !


Le Nutri-Score : forces et faiblesses

L’équipe d’Ocebio a participé le 30 juin dernier à la journée « Le scoring alimentaire, un potentiel pour innover », organisée par Ad’Occ à Toulouse, l’occasion d’en apprendre plus sur le fonctionnement et les actualités des démarches de scoring nutritionnel des produits alimentaires.

Contexte de mise en place

Le Nutri-Score est une démarche de scoring nutritionnel née en 2017 dans le cadre d’une évolution réglementaire imposant aux fabricants de produits alimentaires de faciliter la compréhension des informations nutritionnelles pour les consommateurs. Cet affichage nutritionnel a été conçu dans un objectif de santé publique, pour prévenir les consommateurs des risques cardio-vasculaires, d’obésité et de diabète. Le Nutri-Score est très apprécié et demandé par la grande distribution.

Fonctionnement

Le Nutriscore est un symbole simplifié affichant 5 couleurs / 5 lettres définissant la qualité nutritionnelle des produits. Le calcul prend en compte les nutriments et aliments à éliminer (énergie, sucres, acides gras saturés, sel), et les nutriments à favoriser (fruits, légumes, légumineuses, fruits à coque, huile de colza, de noix, d’olive, fibres, protéines). Le calcul est simple, et peut se faire directement à partir de la liste des ingrédients composant un produit alimentaire.

Bénéfices et limites

Le Nutri-Score est intéressant car il se base sur des données mesurables et indiscutables. Le choix des sous-composantes de l’indicateur est toutefois questionné par certains acteurs, car le mode de calcul actuel écarte complètement la question des additifs, et la présence des minéraux dans les produits.

Tel que calculé aujourd’hui, cet indicateur permet d’éclairer les consommateurs sur des produits de même gamme. En revanche, il présente des limites pour comparer des produits trop éloignés les uns des autres.

Malgré tout, le Nutri-Score peut être un réel vecteur de changement et d’innovation, car il peut inciter les entreprises ayant des produits mal notés à revoir leurs reformulations pour améliorer leur notation.

En revanche, le Nutri-Score pénalise grandement les produits issus des AOC / AOP, souvent riches et gourmandes, qui se voient imposer des règles de formulation via les cahiers des charges, et n’ont pas de levier d’action pour améliorer leurs scores nutritionnels souvent mal notés.

D’après les suivis IRI, le Nutri-Score a un réel impact auprès des consommateurs. Les distributeurs observent en effet des évolutions des ventes en lien avec cet indicateur nutritionnel. Il y a donc un enjeu réel à consolider le mode de calcul du Nutri-Score pour donner des informations les plus claires possibles aux consommateurs.

Conditions d’utilisation

L’affichage du Nutri-Score sur les produits alimentaires est une démarche gratuite et volontaire dont les fabricants peuvent s’auto-saisir en calculant directement leur Nutri-Score en ligne, après enregistrement sur l’une des plateformes suivantes :

  • Pour les marques commercialisées exclusivement sur le territoire français
  • Pour les marques distribuées dans plusieurs pays

Le RMT Nutri-Previus propose par ailleurs un outil en ligne pour simuler l’impact des reformulations de produits sur le Nutri-Score :

Des entreprises bio régionales témoignent…

Insatisfaits par le Nutri-Score, le réseau Biocoop adopte le label privé SIGA…

Face aux limites du Nutri-Score, Biocoop a travaillé pendant deux ans et demi au déploiement du label SIGA sur l’ensemble des produits de leur marque. Le SIGA discrimine les produits selon leur degré de transformation, l’intégration de matières premières brutes, la présence de substances établies comme à risque, et des seuils nutritionnels discriminant des aliments défavorables (trop gras, trop sucrés, trop salés…). Biocoop a par ailleurs travaillé à la reformulation de plusieurs de ses produits qui présentaient un score SIGA défavorable avec trop de marqueurs d’ultra-transformation.

Yummy Twice et Arterris créent des produits bio intégrant directement des objectifs de scoring nutritionnel…

Yummy Twice est une jeune entreprise investie dans l’économie circulaire de la filière brassicole bio régionale. La société produit aujourd’hui des crackers apéritifs bio à base de drèches issues de la brasserie. La coopérative Arterris a quant à elle créé la gamme bio « Mon Bon Bio ». Les deux sociétés ont chacune intégré dès le début dans les cahiers des charges l’objectif d’afficher un score nutritionnel favorable.

--> Pour en savoir plus, consultez le site de Santé Publique France


Nouvelle réglementation : le Guide de lecture est sorti !

La nouvelle réglementation bio européenne (CE) 2018/848 va s'appliquer à partir du 1er janvier 2022. Le guide de lecture de l'INAO qui accompagne cette nouvelle réglementation vient de sortir. Le guide de lecture a pour objectif d'accompagner les opérateurs et les organismes de contrôle dans l'application du règlement bio.

Pour télécharger le nouveau Guide de lecture : cliquez ici.

En complément , deux notes apportant des précisions importantes : Note sur l'utilisation des arômes en AB et note sur la distribution bio.

Pour télécharger le diaporama avec les principales nouveautés de la réglementation : cliquez ici.

Pour retrouver tous les textes officiels, vous pouvez consulter le site de l'INAO : https://www.inao.gouv.fr/Les-signes-officiels-de-la-qualite-et-de-l-origine-SIQO/Agriculture-Biologique


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Le nouveau "Guide des opérateurs Bio d'Occitanie" est sorti !

Interbio Occitanie vient de ré-éditer une nouvelle version du Guide des opérateurs Bio d'Occitanie ! Ce Guide présente les acteurs de notre filières bio régionales : coopératives, transformateurs et distributeurs. Cet outil professionnel sera envoyé à tous les magasins bio de France, et distribué sur les salons professionnels du secteur.

A destination des magasins bio et autres détaillants, ce guide permet aussi de mieux se connaitre entre adhérents d'Ocebio ! Bonne lecture !

Retrouvez les informations sur les adhérents d'Ocebio sur notre Annuaire web : https://www.ocebio.fr/nos-adherents/

Vous pouvez télécharger le Guide en version PDF : cliquez ici.

Pour une recherche par critères ( par département, par filière ...), vous pouvez consulter le site d'Interbio Occitanie : https://www.interbio-occitanie.com/les-entreprises-bio-regionales/


La bio en Occitanie - chiffres 2020

La bio continue son développement en Occitanie avec une augmentation de 12% d'exploitations agricoles par rapport à 2019, pour 12 000 producteurs bio et en conversion en 2020. L'Occitanie reste donc, et de loin, la première région en nombre d'exploitation agricole bio en France (Figure 1).

Figure 1 : Effectifs régionaux de producteurs engagés en bio (Agence bio, 2021)

Cette croissance, liée aux conversions de nouvelles exploitations en bio, entraine une augmentation régulière et importante des surfaces en bio dans notre région. En 2020, on comptabilise 556 634 ha en bio dont 123 211ha sont en conversion, ce qui représente 18% au total de la SAU régionale.

Figure 2 : Evolution du nombre d'exploitation et des surfaces en bio en Occitanie (Agence bio, 2021)

L'Occitanie est ainsi la première région de France en termes de surfaces bio, elle représente 22% des surfaces bio nationales (Figure 3).

Figure 3 : Répartition régionales des surfaces certifiées bio et en conversion (Agence bio, 2021)

L'aval de la filière bio ( transformateurs, distributeurs, importateurs) continue aussi son développement (+10% par rapport à 2019) avec 3 064 opérateurs en Occitanie, ce qui représente 12% des entreprises bio françaises.

Les grandes cultures (céréales + oléagineux + protéagineux) sont les productions végétales qui dominent en Occitanie avec 140 010 ha engagés en bio (Figure 4). La vigne (51 100 ha) et les fruits et légumes (14 987 ha) ont également une part importante dans la région. L’élevage n'est pas en reste : les surfaces fourragères représentent plus de la moitié des surfaces bio d'Occitanie (308 272 ha).

Figure 4 : Productions végétales en mode de production biologique - Hectares en bio et conversion (Agence bio, 2021)

Le Gers s'impose comme le département leader en Occitanie en termes d'engagement de surfaces et de producteurs bio, notamment en grandes cultures (Figure 5). Il s'agit du département qui regroupe le plus de producteurs bio avec 1 785 cultivateurs certifiés bio. Avec ses 103 319 hectares certifiés bio et en conversion, il comptabilise la plus grande surface bio de France.

Figure 5 : Répartition des surfaces certifiées bio et en conversion par filière et département en Occitanie (Agence bio, 2021)

En synthèse, les chiffres clés de la Bio en Occitanie - 2020 :

  • 1er rang national en nombre d'exploitations agricoles certifiées bio : 12 000 exploitations en bio en Occitanie en 2020.
  • Avec 556 634 hectares, l'Occitanie domine largement les autres régions en terme de surfaces certifiées bio et en conversion.
  • 18% de la Surface agricole d'Occitanie est désormais en Bio !
  • Elle se positionne 3ème sur le podium national avec ses 3 064 opérateurs de l'aval , après la région Rhône-Alpes-Auvergne et l'Île de France.

Pour plus d'informations : https://www.interbio-occitanie.com/connaitre-la-bio/chiffres-cles-de-la-bio/


Planet Score : un outil pour l'affichage environnemental des produits agricoles et agro-alimentaires ?

Le SYNABIO, l'ITAB ainsi que 15 autres ONG et acteurs de l'agroalimentaire ( FNAB, WWF, FNE, AGIR pour l'environnement, UFC Que Choisir ...) demandent que le futur affichage environnemental soit fiable et pertinent ! L'enjeu est de taille, il s'agit d'indiquer aux consommateurs quels sont les produits alimentaires les plus vertueux, les moins impactants pour l'environnement.

Télécharger le communiqué de presse : ici

L'ITAB , Sayari et Very Good Future ont donc construit un outil : le PLANET-SCORE. Basée sur l’ACV, cette proposition intègre les avancées scientifiques récentes sur les impacts des pesticides sur la santé et l’environnement, les impacts des pratiques sur le climat et la biodiversité et synthétise cette évaluation multicritère dans un score composite, intuitif et visuel, en phase avec les attentes des consommateurs.

https://www.youtube.com/watch?v=2YS0hpEyf5s

En application de la loi relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire et à l’économie circulaire, une expérimentation de 18 mois a été engagée par le Gouvernement français pour définir, d’ici fin 2021, un affichage environnemental destiné aux produits alimentaires. Un appel à projets a été lancé fin septembre 2020 afin de recueillir les propositions pour ce futur affichage.
Les pouvoirs publics ont retenu la méthode de l’analyse du cycle de vie (ACV) comme « socle de base » de ces travaux, et en particulier la base de données Agribalyse de l’ADEME qui compile les impacts environnementaux des produits agricoles et alimentaires estimés selon cette méthode.

Dès décembre 2020, les acteurs de la bio, mais aussi les associations de consommateurs et ONG de protection de l'environnement se sont alarmés des premiers résultats issus de cette base de données Agribalyse. En effet plusieurs d'enjeux cruciaux tels que l'impact des pesticides, climat, biodiversité et bien-être animal, sont aujourd'hui pas ou mal couverts actuellement en ACV. L’ITAB a rapidement réagit et relevé des limites et des failles dans la base de données Agribalyse 3.0 diffusée publiquement en septembre 2020 par l’ADEME, et a alerté sur les conclusions erronées qui peuvent découler de son utilisation en termes d’affichage environnemental, et donc d’agriculture et d’alimentation soutenables.

Plus d'info sur le site : http://itab.asso.fr/activites/Agribalyse.php

le PLANET SCORE : un score simple mais pas simpliste !

L’ITAB et ses partenaires apportent donc aujourd’hui une méthode et un format d’affichage mobilisant des connaissances scientifiques afin d’éclairer et orienter les décisions vers une alimentation plus vertueuse pour la santé des hommes et de la planète, de la fourche à la fourchette. L'outil proposé par l'ITAB corrige en partie les ACV et les complète avec des indicateurs complémentaires nécessaires à la bonne compréhension des impacts environnementaux des produits agricoles.

L'ITAB propose des avancées méthodologiques précises et étayées par la bibliographie sur trois volets majeurs :
i) les pesticides, leurs effets sur la santé des écosystèmes et sur la santé des hommes, en incluant les résidus dans l'alimentation,
ii) le climat, incluant le stockage de carbone dans les sols ; nos développements permettent de prendre en compte les émissions de gaz à effet de serre (corrigées), mais aussi de tenir compte de certaines pratiques considérées comme stockantes (étude INRAE 4 pour 1000, Pellerin et al., 2019))
iii) la biodiversité, en prenant en compte l'impact des pratiques agricoles, et de pratiques au niveau du « paysage » telles que la taille des parcelles, la présence de haies etc...

Il est également proposé d’apposer une information relative au bien-être animal, car les pratiques en termes de modes de production ont des impacts environnementaux différenciés. Par conséquent, il nous semble nécessaire de porter à connaissance cette information complémentaire aux consommateurs.

L’information consommateur est ainsi fournie sous un format composite, avec l’affichage de quatre indicateurs en plus d’un score agrégé. Les études qualitatives réalisées en magasin, en enseignes bio et conventionnelles, et l’étude quantitative menées auprès d’un échantillon de 1000 personnes représentatif de la population française ont montré que ce format répondait aux attentes de transparence et d’information sur des critères clés pour les consommateurs et que de ce fait il activait des leviers puissants en termes de changements de comportements.

Le SYNABIO, l'ITAB et leurs partenaires appellent désormais les pouvoirs publics à :

  • Se saisir du Planet-score comme référence pour le futur affichage environnemental des aliments
  • Corriger les données relatives à l’impact écologique des produits et rectifier les biais présents dans la base de données officielle Agribalyse.

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Forum Ocebio : pour échanger en direct entre entreprises de la bio

Un nouveau service réservé aux adhérents d'Ocebio !

OCEBIO vous propose d'échanger entre adhérents au sein d'un nouvel espace : le forum Ocebio !

Pour vous connecter, cliquez sur le lien suivant  ​forum.ocebio.fr 

ou cliquez sur le bouton "FORUM", dans le bandeau en haut de votre écran.

Objectifs de ce forum : Faire vivre notre réseau et permettre aux entreprises bio et à leur salariés d'échanger en direct sur des sujets liés à la bio. Ce forum est donc un outil professionnel facilitant la communication directe entre les membres.

Vous avez une question ? Les entreprises du réseau Ocebio auront surement la réponse !

Postez votre question sur le forum !

Pour vous connecter, demander vos identifiants et mot de passe à amelie.berger(a)ocebio.fr

Le Forum Ocebio est organisé autour de 6 forums thématiques :

-Développement commercial et marchés

-Sourcing / Filières

-Transformation / Qualité

-Réglementation Bio

-RSE

-Petites annonces et mutualisation

Le mode d'emploi et les règles de bonne pratique du Forum sont consultables dans le document à télécharger ici.

Nous vous attendons nombreux sur notre Forum pour des échanges nombreux et constructifs !


Guide de la Distribution bio en Occitanie et Nouvelle Aquitaine

Ce Guide de la Distribution bio a pour objectif d'aider les entreprises bio et les producteurs bio à mieux connaitre les acteurs de la distribution bio. Dans la première édition de ce Guide nous avons recensé une vingtaine de distributeurs : réseaux de magasins bio spécialisés, grossistes bio qui fournissent les magasins indépendants, grande distribution, acteurs du e-commerce.

Télécharger le Guide en version pdf, en cliquant ici.

Au-delà de la présentation de la structure, ce Guide apporte aussi des éléments de compréhension sur le fonctionnement du distributeur ( qualification de l'offre, logistique, ...) et comment se passe le référencement de nouveaux fournisseurs.

Espérant que ce Guide vous aide à mieux distribuer vos produits , nous vous souhaitons une bonne lecture.

NB : ce Guide n'est pas exhaustif, mais il sera complété en fin d'année, par de nouvelles fiches descriptives. Les mises à jour seront mises en ligne au fur et à mesure.


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Consommation Bio - Mars 2021

Des courses à l'assiette, l'année COVID bouleverse tout, sauf les envies de BIO !

Le 11 mars 2021, l'Agence bio a présenté son Baromètre de la consommation et la perception des produits biologiques en France, réalisé par l'Agence bio et Spirit Insight.

Tous les chiffres dans le dossier de presse : à télécharger en cliquant ici.

Quelques grandes tendances à retenir :

  • En 2020, la grande tendance du "Manger responsable" : manger sain et local a été confirmée pendant la crise du COVID et semble s'installer de manière durable.
  • La bio a été plébiscitée pendant la crise COVID et les confinements. La bio est désormais ancrée dans la consommation de la majorité des français. De nouveaux consommateurs se mettent au Bio.
  • Les jeunes, plus sensibles à la protection de la planète, se tournent vers la bio pour des raisons environnementales. ( là où le consommateur bio se disait habituellement plus motivé par la préservation de sa santé).