Suppression de l’Agence bio : Mais quelle idée ?

Comment peut-on valider la suppression de l’Agence Bio ? C’est la question que tous les responsables des filières bio dans les territoires se posent depuis ce matin.

Alors que le secteur traverse une crise difficile, c’est un signal négatif envoyé à ces femmes et ces hommes qui font le choix de l’exigence en produisant, transformant, distribuant des produits bio.

L’Agence Bio est le seul lieu d’expression et de concertation national de l’ensemble des professionnels de la filière : elle a réussi à fédérer, permettant aujourd’hui une harmonisation des actions pour une meilleure efficacité et optimisation des moyens.

L’Agence Bio donne une identité et une visibilité nationale propre à l’ensemble de la bio.

L’Agence Bio, en ouvrant sa gouvernance à nos représentants régionaux nous permet de participer à l’élaboration d’outils nécessaires pour les acteurs locaux, qu’ils soient agriculteurs, transformateurs, coopératives, distributeurs ou collectivités :

  • Le Fonds avenir bio qui finance la croissance et structuration du bio dans les territoires
  • L’Observatoire et ses données indispensables pour le suivi et le pilotage des filières 
  • L’accompagnement concerté des collectivités pour atteindre les objectifs de 20% de bio dans la restauration collective
  • La campagne de communication #BioRéflexe qui a été déclinée dans chacune de nos régions avec succès.

A quelques semaines du Salon de l’Agriculture où sera lancée la nouvelle campagne collective autour du bio, d’une ampleur inédite, les acteurs que nous représentons ne comprendraient pas que le gouvernement et les élus suppriment cette agence qui a fait ses preuves. À l’heure où la transition écologique et la souveraineté alimentaire s’imposent, supprimer l’Agence Bio, c’est priver toute une filière et ses acteurs d’un levier essentiel pour le développement de l’agriculture biologique.

Téléchargez le Communiqué de presse commun à toutes les Interbios régionales et relayez auprès de vos élus.