Le Nutri-Score : forces et faiblesses

L’équipe d’Ocebio a participé le 30 juin dernier à la journée « Le scoring alimentaire, un potentiel pour innover », organisée par Ad’Occ à Toulouse, l’occasion d’en apprendre plus sur le fonctionnement et les actualités des démarches de scoring nutritionnel des produits alimentaires.

Contexte de mise en place

Le Nutri-Score est une démarche de scoring nutritionnel née en 2017 dans le cadre d’une évolution réglementaire imposant aux fabricants de produits alimentaires de faciliter la compréhension des informations nutritionnelles pour les consommateurs. Cet affichage nutritionnel a été conçu dans un objectif de santé publique, pour prévenir les consommateurs des risques cardio-vasculaires, d’obésité et de diabète. Le Nutri-Score est très apprécié et demandé par la grande distribution.

Fonctionnement

Le Nutriscore est un symbole simplifié affichant 5 couleurs / 5 lettres définissant la qualité nutritionnelle des produits. Le calcul prend en compte les nutriments et aliments à éliminer (énergie, sucres, acides gras saturés, sel), et les nutriments à favoriser (fruits, légumes, légumineuses, fruits à coque, huile de colza, de noix, d’olive, fibres, protéines). Le calcul est simple, et peut se faire directement à partir de la liste des ingrédients composant un produit alimentaire.

Bénéfices et limites

Le Nutri-Score est intéressant car il se base sur des données mesurables et indiscutables. Le choix des sous-composantes de l’indicateur est toutefois questionné par certains acteurs, car le mode de calcul actuel écarte complètement la question des additifs, et la présence des minéraux dans les produits.

Tel que calculé aujourd’hui, cet indicateur permet d’éclairer les consommateurs sur des produits de même gamme. En revanche, il présente des limites pour comparer des produits trop éloignés les uns des autres.

Malgré tout, le Nutri-Score peut être un réel vecteur de changement et d’innovation, car il peut inciter les entreprises ayant des produits mal notés à revoir leurs reformulations pour améliorer leur notation.

En revanche, le Nutri-Score pénalise grandement les produits issus des AOC / AOP, souvent riches et gourmandes, qui se voient imposer des règles de formulation via les cahiers des charges, et n’ont pas de levier d’action pour améliorer leurs scores nutritionnels souvent mal notés.

D’après les suivis IRI, le Nutri-Score a un réel impact auprès des consommateurs. Les distributeurs observent en effet des évolutions des ventes en lien avec cet indicateur nutritionnel. Il y a donc un enjeu réel à consolider le mode de calcul du Nutri-Score pour donner des informations les plus claires possibles aux consommateurs.

Conditions d’utilisation

L’affichage du Nutri-Score sur les produits alimentaires est une démarche gratuite et volontaire dont les fabricants peuvent s’auto-saisir en calculant directement leur Nutri-Score en ligne, après enregistrement sur l’une des plateformes suivantes :

  • Pour les marques commercialisées exclusivement sur le territoire français
  • Pour les marques distribuées dans plusieurs pays

Le RMT Nutri-Previus propose par ailleurs un outil en ligne pour simuler l’impact des reformulations de produits sur le Nutri-Score :

Des entreprises bio régionales témoignent…

Insatisfaits par le Nutri-Score, le réseau Biocoop adopte le label privé SIGA…

Face aux limites du Nutri-Score, Biocoop a travaillé pendant deux ans et demi au déploiement du label SIGA sur l’ensemble des produits de leur marque. Le SIGA discrimine les produits selon leur degré de transformation, l’intégration de matières premières brutes, la présence de substances établies comme à risque, et des seuils nutritionnels discriminant des aliments défavorables (trop gras, trop sucrés, trop salés…). Biocoop a par ailleurs travaillé à la reformulation de plusieurs de ses produits qui présentaient un score SIGA défavorable avec trop de marqueurs d’ultra-transformation.

Yummy Twice et Arterris créent des produits bio intégrant directement des objectifs de scoring nutritionnel…

Yummy Twice est une jeune entreprise investie dans l’économie circulaire de la filière brassicole bio régionale. La société produit aujourd’hui des crackers apéritifs bio à base de drèches issues de la brasserie. La coopérative Arterris a quant à elle créé la gamme bio « Mon Bon Bio ». Les deux sociétés ont chacune intégré dès le début dans les cahiers des charges l’objectif d’afficher un score nutritionnel favorable.

--> Pour en savoir plus, consultez le site de Santé Publique France


Le marché bio recule pour la première fois en 2021

Les chiffres 2021 de la bio en France traduisent une situation tendue et compliquée pour les filières bio, prises en étau entre une production en croissance et des marchés saturés ou en prise à l’inflation et à la baisse du pouvoir d’achat. Différents leviers existent pour pérenniser le secteur bio en stimulant la consommation et en explorant des marchés jusqu’alors peu développés. Le secteur agricole fait face à une situation délicate, et la bio n’est par épargnée. De nombreux défis et challenges se présentent pour les acteurs de la bio et ceux qui les accompagnent !

Baisse du marché bio en 2021, dans un contexte de bouleversement général de la consommation

Pour la première fois, recul du marché bio

Le marché bio français s’élève en 2021 à 12.6 Milliards d’euros, ce qui représente une part de marché de 6,63% dans les courses alimentaires des Français, et fait de la France le 2e marché bio européen derrière l’Allemagne. Alors que la plupart des marchés européens croissent en bio, le marché bio français a quant à lui perdu 68 millions d’euros entre 2020 et 2021, soit -0,5% en incluant les achats de la restauration et -1,34% hors restauration. Le bio recule donc pour la première fois après des années de croissance à deux chiffres. Alors que le développement de la filière bio française était jusqu’alors plutôt lié à la structuration de l’amont, le secteur bio est pour la première fois confronté à une problématique de marché.

Evolution du marché alimentaire bio entre 2010 et 2021 par circuit de distribution
Source : Agence Bio / ANDI 2022
Une tendance à relativiser dans une dynamique globale de baisse de la consommation

Cette contraction du marché bio s’inscrit dans une tendance générale de baisse de la consommation des ménages en France. Rappelons-nous tout d’abord que l’année 2020, année marquée par les confinements de la crise COVID-19, avait induit une très forte croissance du marché bio. L’année 2021 subit donc un contre-coup de cette surcroissance de 2020.

De plus l’année 2021 a été marquée par un bouleversement de l’ensemble de la consommation. L’INSEE a mesuré un recul de -2,28% de la consommation alimentaire française entre 2020 et 2021, soit une perte de 4,5 milliards sur un marché de 195 milliards (hors tabac et eaux minérales). Ce résultat en berne s’inscrit dans la lignée de la crise sanitaire de 2020 et du début de la baisse du pouvoir d’achat fin 2021, qui a bouleversé les habitudes et usages des français, que ce soit pour leurs courses ou leur consommation en général.

La distribution de proximité tire son épingle du jeu dans ce contexte de consommation morose

La bio ayant pour particularité de se vendre dans une grande diversité de circuits, il est important d’analyser les tendances d’évolution pour chaque canal de distribution.

Evolution du poids des circuits dans le marché bio (yc achats de la RHD)
Source : Agence Bio / ANDI 2022

Dans le détail des circuits de vente, le ralentissement de la demande en bio est majoritairement attribué à la grande distribution et à la distribution spécialisée :

  • Le chiffre d’affaires des Grandes Surfaces Alimentaires, qui représente 50% du marché bio en 2021, est en recul de près de 4% entre 2020 et 2021. Au-delà des changements de pratiques de consommation des français, cette baisse des ventes est aussi liée au fait que les grandes enseignes ont eu tendance à limiter leur référencement bio. En effet, selon une étude de Nielsen IQ, le nombre moyen de références bio par magasin a baissé de 5% passant de 523 références début 2021 à 497 références début 2022.
  • La baisse des ventes concerne aussi les près de 3000 magasins bio spécialisés, mais dans une plus faible mesure (-1.8% entre 2020 et 2021). La distribution spécialisée bio conserve malgré tout un poids important dans le marché bio, réalisant 27% des ventes en 2021, comme en 2020 et 2019. S’ajoute à cela une hausse du nombre de magasins bio spécialisés, ce qui complique encore un peu plus la situation économique de ces acteurs qui sont donc plus nombreux à se partager un marché en baisse...

La consommation bio des français baisse donc en tendance dans les GSA et les magasins bio spécialisés, se rabattant en partie sur les lieux d’achat de proximité. Les artisans-commerçants avaient en 2019 rencontré un nouveau public de consommateurs bio, et ils semblent les avoir fidélisés puisque ce créneau augmente encore son CA bio en 2021 de près de 6%. Les commerces artisanaux de proximité représentent en 2021 7% du marché bio français. Les 26 000 points de vente directe continuent eux-aussi leur progression, augmentant leur CA bio de 8% en 2021. Ce circuit de distribution est une réelle spécificité de la bio, car il représente 11% du marché bio national, contre 1% à peine sur le marché alimentaire global.

Enfin, le marché de la restauration repart lui aussi à la hausse en 2021, après une année 2020 morose avec de longues périodes de fermeture liées à la crise du covid. Tirée par les objectifs de la loi Egalim, la restauration collective se mobilise davantage pour atteindre l’objectif de 20% de bio dans l’assiette. Toutefois, les cantines n’ayant pas retrouvé dès le début de l’année 2021 toute leur activité, les achats de produits bio n’atteignent par leur niveau de 2019 (-3,0% entre 2019 et 2021). Le CA de la restauration bio représente ainsi en 2021 609 millions d’euros (232 millions en commerciale, et 377 millions en collective).

Un recul des marchés qui ne touche pas toutes les filières de la même façon

Toutes les filières ne sont pas impactées de la même façon par la baisse de la consommation bio en France en 2021. Les fruits et légumes, le rayon crèmerie (lait, produits laitiers, œufs) et les viandes de bœufs, porcs et produits de charcuterie sont les filières les plus concernées, affichant toutes entre -4 et -5% de CA en 2021. Quelques filières bio sont épargnées, avec la viande d’agneau (+1%), les volailles (+2%), et surtout les boissons alcoolisées (vins et bières notamment) dont les ventes continuent à progresser fortement en 2021 (+10%). 

Le marché de la RHD et la communication grand public, deux leviers pour soutenir les filières bio françaises

Veiller à la transparence des messages pour les consommateurs

Dans un contexte de tension sur le marché bio, il est important d’éviter la confusion chez les consommateurs, et de travailler à la transparence des messages diffusés.

D’une part, il est primordial d’éviter la confusion entre bio et local. Les consommateurs qui annoncent préférer le local doivent être informés que bio et local ne sont pas contradictoires et ne s’opposent pas. Grâce aux 26 000 fermes bio qui vendent en direct, et à toutes les filières bio françaises qui se structurent, les consommateurs peuvent manger bio et local !

D’autre part, la multiplication de labels ou de marques ayant des promesses environnementales viennent petit à petit grignoter des part de marché à la Bio (HVE, Zéro Résidus de pesticides, …). L’image de la bio et la communication sur les garanties apportées par le cahier des charges bio sont donc un levier important pour rassurer le consommateur et relancer la consommation bio.

Enfin, la tendance à l’industrialisation de la bio et sa forte croissance au sein de la grande distribution semblent avoir eu tendance à brouiller les consommateurs. Une étude menée par l’Agence BIO auprès d’un panel de consommateurs montre que certains d’entre eux restent convaincus de la présence de pesticides de synthèse dans des produits de marques de grands industriels malgré leur labellisation bio.

Accompagner les consommateurs pour éclairer et stimuler la demande

Les derniers sondages montrent qu’un français sur deux s’estime insuffisamment informé sur les garanties de l’agriculture bio, notamment sur la réglementation et les contrôles. Le sentiment de manquer de compréhension du label bio augmente donc chez les consommateurs. Expliquer la bio, pour stimuler la demande est donc aujourd’hui un enjeu majeur.

L’Agence Bio a pris cette question à bras-le-corps, en lançant une véritable campagne de communication institutionnelle sur la bio. Les interprofessions (Cniel, Interfel, Interbev, Cnpo, Synalaf, Cnipt, Intercéréales, Terres Univia et InterApi) et la maison de la Bio se sont associées en mars dernier pour former « l’équipe de France du Bio ». Une campagne collective de communication autour du « Bioreflexe » a été lancée dans l’objectif de communiquer sur les vertus environnementales de la bio et sur sa contribution à la souveraineté alimentaire, pour stimuler la demande en produits bio des consommateurs.

La restauration hors domicile, un marché-relai potentiel pour les filières bio

Avec environ 80 000 cantines et 180 000 restaurants en France, la RHD est un relais de croissance majeur pour accueillir la production des agriculteurs français qui arrivent au terme de leur conversion.

Grâce à la loi Egalim, le bio enregistre une légère progression dans les cantines, passant de 5.4% en 2019 à 6,6% des achats de la restauration collective en 2021. Mais on reste encore bien en dessous des objectifs de cette loi qui impose 20 % de bio dans toute la restauration collective publique ! La restauration commerciale, avec seulement 1,67% d’achats de produits bio a quant à elle des marges de progressions colossales. Les restaurateurs, en augmentant la part de produits bio dans les menus proposés aux clients, ont donc dans leurs main une solution pour favoriser la résilience des filières biologiques.

Pour développer ce marché actuellement peu mobilisé, il sera primordial de :

  • Proposer des formations adaptées aux acteurs de la restauration collective et commerciale et à la fonction publique territoriale
  • Mettre en valeur les chefs qui font plus de bio
  • Poursuivre la structuration des filières pour qu’elles soient en capacité de répondre aux appels d’offre et aux besoins particuliers de la restauration

Pour en savoir plus...

Pour plus d’infos, vous pouvez consulter le site de l’Agence bio et le dossier de presse présenté le 10 juin 2021 :


Les filières bio toujours dynamiques en 2021

Les chiffres 2021 de la bio, dévoilés le 10 juin dernier par l’Agence Bio dans la Drôme, témoignent d’une situation contrastée, entre maintien de la dynamique de développement des filières biologiques et stagnation du marché bio français, dans un contexte alimentaire global bousculé. Dans cette situation délicate, l’Agence bio évoque néanmoins des leviers mobilisables pour préserver le secteur bio, avec d’une part la sensibilisation des consommateurs, et d’autre part, l’appui de la restauration hors domicile, marché ayant actuellement un faible taux de pénétration et prometteur pour la bio.

Une hausse des surfaces cultivées en bio en 2021

L’Observatoire national de la bio recense en 2021 près de 2,8 millions d’ha cultivés selon le mode de production bio, ce qui fait de la France le leader européen de la production biologique. Le cap des 10% de SAU en bio a enfin été passé en 2021. Aujourd’hui, en France, 1 ha sur 10 est donc cultivé en bio, et 13.4% des fermes françaises pratiquent l’agriculture biologique.

La dynamique de croissance de la production bio est toujours forte, avec une hausse de plus de 9% en 2021 des surfaces cultivées en bio, et 20% des surfaces qui sont encore en conversion.

Evolution des surfaces, des fermes et des entreprises engagées en bio
Source : Agence Bio / OC

Par ailleurs, l’année 2021 n’a pas connu de hausse majeure des sorties du bio. 4.17% des fermes sortent du bio (seulement +0.15%/2020) et plus de la moitié des sorties du bio sont des départs à la retraite et non des agriculteurs qui renoncent à produire en bio.

L’Occitanie reste la première région bio de France !
Les régions productrices de bio restent dynamiques, à l’image de la région Occitanie, qui a augmenté de près de 11% ses surfaces bio en 2021 pour atteindre 608 285 ha, dont 129 347 ha en conversion. En Occitanie, quasiment 20 % des surfaces agricoles sont désormais cultivées en Bio !

Le secteur aval poursuit également sa croissance, comptant en 2021 29 795 entreprises engagées en bio, soit 13% de plus qu’en 2020.

Quelques filières autosuffisantes, importations en baisse, et exports en hausse

Les efforts remarquables des acteurs de l’amont et de l’aval des filières bio ces dernières années ont permis de maintenir des taux d’import stables malgré l’explosion de la demande. Les filières lait, œufs et pour la première fois en 2021 blé bio françaises sont auto-suffisantes.

Les importations étaient en baisse en 2021 notamment en ce qui concerne les produits de la boulangerie. Les filières bio sont approvisionnées à plus de 81% par des produits français (hors produits exotiques).

Taux d'approvisionnement selon l'origine des groupes de produits bio en 2021
Source : Agence Bio / ANDI 2022

Les exports de produit bio se sont fortement développés en 2021 de passant de 887 millions d’euros à 1047 millions d’euros au stade de gros (+18%/2020). Les exports se développent particulièrement en vins (+68 millions d’euros) en fruits (+32 millions d’euros), en produits laitiers (+14 millions d’euros) et dans l’épicerie sucrée et salée (+10 millions d’euros et +9 millions d’euros respectivement).

Pour en savoir plus...

Pour plus d’infos, vous pouvez consulter le site de l’Agence bio et le dossier de presse présenté le 10 juin 2021 :


AGRO'TARIFS - Optimisez vos achats grâce au collectif !

AGRO'TARIFS : ce sont des tarifs et des prestations négociés pour nos adhérents ! ( service mutualisé et animé par l'AREA Occitanie)

AGRO'TARIFS permet aux adhérents d'OCEBIO de bénéficier de prix négociés et intéressants sur une sélection de services et de produits :

Laboratoire d'analyses / Emballages secondaires / Entretien - Hygiène / Fournitures - mobiliers / Location, entretien du linge professionnel / Communication & Téléphonie / Gestion des nuisibles

Pour consultez la liste des fournisseurs, des produits et des services disponibles , vous pouvez consultez le catalogue AGRO'TARIFS 2022 : cliquez ici pour télécharger le catalogue AGRO'TARIFS 2022.

Les remises sont d'environ 20 - 30 % sur les prix catalogues.

Ce service est totalement flexible et sans contrainte :
=> Vous gardez votre indépendance en achetant directement aux fournisseurs et vous bénéficiez de la force du réseau pour acheter au meilleur prix !
=> Vous êtes totalement libre de vous fournir ou non chez les fournisseurs référencés et vous n'avez pas de volumes d'achats minimum pour bénéficier des tarifs négociés !
=> Lorsque vous passez commande chez le fournisseur de votre choix , il vous suffit de préciser que vous êtes adhérents à OCEBIO et que vous souhaitez bénéficier du tarif AGRO'TARIFS négocié par l'AREA Occitanie. (les fournisseurs sont au courant et disposent de la liste de nos adhérents afin de vérifier puis de vous accorder le tarif préférentiel). Vous pouvez demander ces avantages y compris si vous vous fournissez déjà chez ces fournisseurs.

Ce service est réservé aux adhérents à jour de leur cotisation.

Pour plus d'information : contactez Amélie : amelie.berger(a)ocebio.fr


Nouvelle réglementation : le Guide de lecture est sorti !

La nouvelle réglementation bio européenne (CE) 2018/848 va s'appliquer à partir du 1er janvier 2022. Le guide de lecture de l'INAO qui accompagne cette nouvelle réglementation vient de sortir. Le guide de lecture a pour objectif d'accompagner les opérateurs et les organismes de contrôle dans l'application du règlement bio.

Pour télécharger le nouveau Guide de lecture : cliquez ici.

En complément , deux notes apportant des précisions importantes : Note sur l'utilisation des arômes en AB et note sur la distribution bio.

Pour télécharger le diaporama avec les principales nouveautés de la réglementation : cliquez ici.

Pour retrouver tous les textes officiels, vous pouvez consulter le site de l'INAO : https://www.inao.gouv.fr/Les-signes-officiels-de-la-qualite-et-de-l-origine-SIQO/Agriculture-Biologique


La filière brassicole bio s'organise en Occitanie ! 1

La filière brassicole bio s'organise en Occitanie !

Le 04 novembre 2021, les acteurs de la filière brassicole bio se sont réunis à Toulouse pour échanger et construire les bases d'une filière bio régionale. 100 personnes ont participé à cette journée réunissant brasseurs, malteurs, producteurs d'orge et de houblon ainsi que les différentes association et institutions qui accompagnent cette filière. Les échanges ont été riches et passionnants. De nombreux sujets devront être approfondis dans les mois à venir : développement de la production de houblon, choix variétal des orges brassicoles, structuration d'une filière équitable pour l'orge et le malt bio régional, valorisation et communication sur cette relocalisation, consigne du verre et économie circulaire... Ces projets devraient avancer très prochainement dans cette filière dynamique aux acteurs engagés !

Un grand merci à tous les participants et aux organisateurs pour la réussite collective de cette journée !

Pour retrouver les coordonnées de tous les partenaires de cette journée, télécharger l'annuaire des personnes ressources : en cliquant ici.

et ci-dessous la vidéo de bilan de la journée :

https://www.youtube.com/watch?v=MCZBVHh9DGI

Et la vidéo des échanges du matin , en plénière :

https://www.youtube.com/watch?v=Tp08RslFnXs

Cette journée a été organisée par Interbio Occitanie, Ocebio et Bio Occitanie, avec des nombreux partenaires, avec le soutien de la DRAAF et de la Région Occitanie.


La version 2021-2022 "Guide des opérateurs Bio d'Occitanie" est sortie ! 2

La version 2021-2022 "Guide des opérateurs Bio d'Occitanie" est sortie !

Interbio Occitanie vient de ré-éditer une nouvelle version du Guide des opérateurs Bio d'Occitanie ! Ce Guide présente les acteurs de notre filières bio régionales : coopératives, transformateurs et distributeurs. Cet outil professionnel sera envoyé à tous les magasins bio de France, et distribué sur les salons professionnels du secteur.

A destination des magasins bio et autres détaillants, ce guide permet aussi de mieux se connaitre entre adhérents d'Ocebio ! Bonne lecture !

Retrouvez les informations sur les adhérents d'Ocebio sur notre Annuaire web : https://www.ocebio.fr/nos-adherents/

Vous pouvez télécharger le Guide en version PDF : cliquez ici.

Pour une recherche par critères ( par département, par filière ...), vous pouvez consulter le site d'Interbio Occitanie : https://www.interbio-occitanie.com/les-entreprises-bio-regionales/


La bio en Occitanie - chiffres 2020

La bio continue son développement en Occitanie avec une augmentation de 12% d'exploitations agricoles par rapport à 2019, pour 12 000 producteurs bio et en conversion en 2020. L'Occitanie reste donc, et de loin, la première région en nombre d'exploitation agricole bio en France (Figure 1).

Figure 1 : Effectifs régionaux de producteurs engagés en bio (Agence bio, 2021)

Cette croissance, liée aux conversions de nouvelles exploitations en bio, entraine une augmentation régulière et importante des surfaces en bio dans notre région. En 2020, on comptabilise 556 634 ha en bio dont 123 211ha sont en conversion, ce qui représente 18% au total de la SAU régionale.

Figure 2 : Evolution du nombre d'exploitation et des surfaces en bio en Occitanie (Agence bio, 2021)

L'Occitanie est ainsi la première région de France en termes de surfaces bio, elle représente 22% des surfaces bio nationales (Figure 3).

Figure 3 : Répartition régionales des surfaces certifiées bio et en conversion (Agence bio, 2021)

L'aval de la filière bio ( transformateurs, distributeurs, importateurs) continue aussi son développement (+10% par rapport à 2019) avec 3 064 opérateurs en Occitanie, ce qui représente 12% des entreprises bio françaises.

Les grandes cultures (céréales + oléagineux + protéagineux) sont les productions végétales qui dominent en Occitanie avec 140 010 ha engagés en bio (Figure 4). La vigne (51 100 ha) et les fruits et légumes (14 987 ha) ont également une part importante dans la région. L’élevage n'est pas en reste : les surfaces fourragères représentent plus de la moitié des surfaces bio d'Occitanie (308 272 ha).

Figure 4 : Productions végétales en mode de production biologique - Hectares en bio et conversion (Agence bio, 2021)

Le Gers s'impose comme le département leader en Occitanie en termes d'engagement de surfaces et de producteurs bio, notamment en grandes cultures (Figure 5). Il s'agit du département qui regroupe le plus de producteurs bio avec 1 785 cultivateurs certifiés bio. Avec ses 103 319 hectares certifiés bio et en conversion, il comptabilise la plus grande surface bio de France.

Figure 5 : Répartition des surfaces certifiées bio et en conversion par filière et département en Occitanie (Agence bio, 2021)

En synthèse, les chiffres clés de la Bio en Occitanie - 2020 :

  • 1er rang national en nombre d'exploitations agricoles certifiées bio : 12 000 exploitations en bio en Occitanie en 2020.
  • Avec 556 634 hectares, l'Occitanie domine largement les autres régions en terme de surfaces certifiées bio et en conversion.
  • 18% de la Surface agricole d'Occitanie est désormais en Bio !
  • Elle se positionne 3ème sur le podium national avec ses 3 064 opérateurs de l'aval , après la région Rhône-Alpes-Auvergne et l'Île de France.

Pour plus d'informations : https://www.interbio-occitanie.com/connaitre-la-bio/chiffres-cles-de-la-bio/


Planet Score : un outil pour l'affichage environnemental des produits agricoles et agro-alimentaires ?

Le SYNABIO, l'ITAB ainsi que 15 autres ONG et acteurs de l'agroalimentaire ( FNAB, WWF, FNE, AGIR pour l'environnement, UFC Que Choisir ...) demandent que le futur affichage environnemental soit fiable et pertinent ! L'enjeu est de taille, il s'agit d'indiquer aux consommateurs quels sont les produits alimentaires les plus vertueux, les moins impactants pour l'environnement.

Télécharger le communiqué de presse : ici

L'ITAB , Sayari et Very Good Future ont donc construit un outil : le PLANET-SCORE. Basée sur l’ACV, cette proposition intègre les avancées scientifiques récentes sur les impacts des pesticides sur la santé et l’environnement, les impacts des pratiques sur le climat et la biodiversité et synthétise cette évaluation multicritère dans un score composite, intuitif et visuel, en phase avec les attentes des consommateurs.

https://www.youtube.com/watch?v=2YS0hpEyf5s

En application de la loi relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire et à l’économie circulaire, une expérimentation de 18 mois a été engagée par le Gouvernement français pour définir, d’ici fin 2021, un affichage environnemental destiné aux produits alimentaires. Un appel à projets a été lancé fin septembre 2020 afin de recueillir les propositions pour ce futur affichage.
Les pouvoirs publics ont retenu la méthode de l’analyse du cycle de vie (ACV) comme « socle de base » de ces travaux, et en particulier la base de données Agribalyse de l’ADEME qui compile les impacts environnementaux des produits agricoles et alimentaires estimés selon cette méthode.

Dès décembre 2020, les acteurs de la bio, mais aussi les associations de consommateurs et ONG de protection de l'environnement se sont alarmés des premiers résultats issus de cette base de données Agribalyse. En effet plusieurs d'enjeux cruciaux tels que l'impact des pesticides, climat, biodiversité et bien-être animal, sont aujourd'hui pas ou mal couverts actuellement en ACV. L’ITAB a rapidement réagit et relevé des limites et des failles dans la base de données Agribalyse 3.0 diffusée publiquement en septembre 2020 par l’ADEME, et a alerté sur les conclusions erronées qui peuvent découler de son utilisation en termes d’affichage environnemental, et donc d’agriculture et d’alimentation soutenables.

Plus d'info sur le site : http://itab.asso.fr/activites/Agribalyse.php

le PLANET SCORE : un score simple mais pas simpliste !

L’ITAB et ses partenaires apportent donc aujourd’hui une méthode et un format d’affichage mobilisant des connaissances scientifiques afin d’éclairer et orienter les décisions vers une alimentation plus vertueuse pour la santé des hommes et de la planète, de la fourche à la fourchette. L'outil proposé par l'ITAB corrige en partie les ACV et les complète avec des indicateurs complémentaires nécessaires à la bonne compréhension des impacts environnementaux des produits agricoles.

L'ITAB propose des avancées méthodologiques précises et étayées par la bibliographie sur trois volets majeurs :
i) les pesticides, leurs effets sur la santé des écosystèmes et sur la santé des hommes, en incluant les résidus dans l'alimentation,
ii) le climat, incluant le stockage de carbone dans les sols ; nos développements permettent de prendre en compte les émissions de gaz à effet de serre (corrigées), mais aussi de tenir compte de certaines pratiques considérées comme stockantes (étude INRAE 4 pour 1000, Pellerin et al., 2019))
iii) la biodiversité, en prenant en compte l'impact des pratiques agricoles, et de pratiques au niveau du « paysage » telles que la taille des parcelles, la présence de haies etc...

Il est également proposé d’apposer une information relative au bien-être animal, car les pratiques en termes de modes de production ont des impacts environnementaux différenciés. Par conséquent, il nous semble nécessaire de porter à connaissance cette information complémentaire aux consommateurs.

L’information consommateur est ainsi fournie sous un format composite, avec l’affichage de quatre indicateurs en plus d’un score agrégé. Les études qualitatives réalisées en magasin, en enseignes bio et conventionnelles, et l’étude quantitative menées auprès d’un échantillon de 1000 personnes représentatif de la population française ont montré que ce format répondait aux attentes de transparence et d’information sur des critères clés pour les consommateurs et que de ce fait il activait des leviers puissants en termes de changements de comportements.

Le SYNABIO, l'ITAB et leurs partenaires appellent désormais les pouvoirs publics à :

  • Se saisir du Planet-score comme référence pour le futur affichage environnemental des aliments
  • Corriger les données relatives à l’impact écologique des produits et rectifier les biais présents dans la base de données officielle Agribalyse.

Forum Ocebio : pour échanger en direct entre entreprises de la bio 3

Forum Ocebio : pour échanger en direct entre entreprises de la bio

Un nouveau service réservé aux adhérents d'Ocebio !

OCEBIO vous propose d'échanger entre adhérents au sein d'un nouvel espace : le forum Ocebio !

Pour vous connecter, cliquez sur le lien suivant  ​forum.ocebio.fr 

ou cliquez sur le bouton "FORUM", dans le bandeau en haut de votre écran.

Objectifs de ce forum : Faire vivre notre réseau et permettre aux entreprises bio et à leur salariés d'échanger en direct sur des sujets liés à la bio. Ce forum est donc un outil professionnel facilitant la communication directe entre les membres.

Vous avez une question ? Les entreprises du réseau Ocebio auront surement la réponse !

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Le Forum Ocebio est organisé autour de 6 forums thématiques :

-Développement commercial et marchés

-Sourcing / Filières

-Transformation / Qualité

-Réglementation Bio

-RSE

-Petites annonces et mutualisation

Le mode d'emploi et les règles de bonne pratique du Forum sont consultables dans le document à télécharger ici.

Nous vous attendons nombreux sur notre Forum pour des échanges nombreux et constructifs !