Consommation
Présentation de l’étude « La France à Table - Tensions et mutations autour de notre rapport à l’alimentation »
Commission Distribution d'Interbio Occitanie
Jeudi 20 novembre de 14h à 16h, en visioconférence
Réunion d'échanges destinée aux entreprises et magasins bio d'Occitanie, ainsi qu’aux réseaux d’accompagnement membres d’IBO.
Première partie :
Présentation de l’étude « la France à Table, Tensions et mutations autour de notre rapport à l’alimentation », en date de juin 2025.
S’appuyant sur les données issues pour la plupart d’enquêtes de L'ObSoCo, cette seconde édition de La France à table vise à suivre, comprendre et mesurer comment évoluent les préoccupations, les représentations, les attentes, mais aussi les contraintes et donc les pratiques alimentaires des consommateurs.
Les autrices :
Agnès Crozet est directrice générale adjointe de L’Observatoire Société et Consommation (L’ObSoCo).
Guénaëlle Gault est directrice générale de L’ObSoCo, experte associée à la Fondation Jean-Jaurès.
Un focus sur le bio sera également présenté.
Avec l’intervention de Agnès Crozet.
Seconde partie :
Bilan des actions 2025 et projets 2026 autour de la distribution et des circuits courts bio en Occitanie.
Inscription obligatoire à ce lien
Venez nombreux !
Développez vos appros bio locaux avec la cartographie des outils de transformation de fruits et légumes
Ocebio a participé à la réalisation d'une première cartographie pour accompagner la filière Occitane des fruits et légumes ingrédients (bio et non bio) : celle-ci vise à booster l’approvisionnement régional des entreprises de transformation agroalimentaire d’Occitanie, en recherche de matières premières régionales et à faciliter les collaborations entre entreprises régionales.
Ce sont les objectifs des outils développés par l'AREA, La Coopération Agricole et ses partenaires, dont Ocebio, dans le cadre de l'action "Filières d'Appro" du Contrat de filière Agroalimentaire Occitanie.
Qu'est-ce que c'est ? La carte recense les entreprises produisant des fruits et légumes "ingrédients" d’Occitanie (F&L ayant subi une première transformation : ex légumes découpés, jus, purée de fruits ...) et/ou des services de prestation de première transformation (4ème gamme, surgélation, pasteurisation, conserverie, séchage...)
Pour qui ? Les producteurs en recherche de prestataires transformateurs, et les entreprises et distributeurs cherchant des matières premières issues de fruits et légumes régionaux, fabriqués par des entreprises en Occitanie, ou cherchant des prestataires de services.
Transformateurs, vous souhaitez intégrer la carte ?
Pour faire connaitre votre offre en F&L ingrédients ou faire connaitre vos prestations de service (découpe, cuisson, surgélation...) : Utilisez le formulaire en ligne (cliquez) ou contactez Cathy GRACY, de l'AREA : cathy.gracy(a)areaoccitanie.com
Avec La Coopération Agricole Occitanie, la Fédération des fruits et légumes d'Occitanie, Ocebio - Occitanie Entreprises Bio, et l'AREA Occitanie.
Baromètre Consommation des produits bio 2023 : défiance des consommateurs et manque d'information sur la bio.
Le dernier baromètre "Consommation et Perception des produits biologiques" mené par l'OBSOCO et l'Agence bio fin novembre 2022 confirme que la bio séduit moins les consommateurs.
Pour télécharger le communiqué de presse de l'Agence bio : cliquez ici
Pour la synthèse du baromètre, avec les principaux résultats : cliquez ici
Le contexte morose (forte inflation, guerre en Ukraine...) impacte fortement les habitudes des français en terme d'alimentation : quasiment la moitié des personnes interrogées (47%) ont le sentiment de restreindre leurs dépenses alimentaires pour des raisons financières. Et les français se déclarent aussi moins attentifs aux labels garants de produits de qualité et / ou environnemental : alors que 70 % des consommateurs se disaient attentifs à ces labels l'an dernier, le chiffre tombe à 60 % cette année... La bio n'échappe pas à ce contexte compliqué et prend de plein fouet ces nouveaux arbitrages des consommateurs.
Le prix ("Les produits bio sont trop chers" - raison évoquée par 71 % des non-consommateurs de bio) reste le 1er frein évoqué par les non-consommateurs mais ne bondit pas malgré le contexte d'inflation. Par contre, un nouveau frein inquiétant apparait, c'est une forte remise en question de la réalité et des garanties du bio : 57 % des non-consommateurs de bio expliquent qu'ils ont des doutes sur les produits bio. La promesse initiale de la bio semble s'être diluée, suite à l'arrivée des grandes marques bio agro-alimentaire, de la bio en GMS, des MDD... La bio est désormais perçue uniquement comme une démarche marketing par une partie des consommateurs. Cette défiance semble clairement liée à un manque d'information, sur la bio, la réglementation et les contrôles. Bref, il faut reconstruire la confiance, continuer à expliquer les exigences de l'agriculture biologique et les atouts de ses produits. Avec Interbio Occitanie, nous mettons en place depuis mars 2023 une campagne de communication grand public pour contribuer à cet effort de communication nécessaire => Plus d'info sur notre page
La part de consommateurs réguliers de bio est en baisse de 16 points par rapport à l'année dernière : en 2022, 60 % des français indiquent avoir consommer des produits bio au moins une fois par mois dans les 12 derniers mois. Ils étaient 76 % en 2021. En revanche, les consommateurs les plus convaincus, consommateurs quotidiens de bio, semblent intensifier encore leur consommation.
82 % des français restent convaincus que la bio contribue à préserver l'environnement, la qualité des sols et les ressources et 75 % pensent que les produits bio sont meilleures pour la santé - mais ces chiffres sont en recul par rapport au années précédentes.
En Occitanie, faisons passer le #BioRéflexe !
Interbio Occitanie et ses membres fondateurs (Bio Occitanie, la Chambre régionale d’agriculture d’Occitanie, la Coopération Agricole d’Occitanie, OCEBIO – Occitanie Entreprises Bio et SudVinBio) lancent la première campagne à destination du grand public d’Occitanie pour faire de la bio régionale, leur nouveau réflexe !
« En Occitanie, faisons passer le #BioRéflexe », un slogan engagé qui allie les valeurs fortes de solidarité et humaines de la bio régionale et du rugby, sport incontournable de notre belle et grande région.

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Pour plus de renseignements sur ces outils, n’hésitez pas à contacter : contact@interbio-occitanie.com
Les photos du off
Campagne financée par Interbio Occitanie et ses membres, le Conseil Régional d’Occitanie et l’Europe.
Résultats de l'analyse de l'adéquation offre - demande en FEL bio
Interfel et FranceAgriMer ont commandité une étude auprès des bureaux d'études AND-international et Ecozept afin d'analyser l'adéquation entre l'offre et la demande en fruits et légumes biologiques en France. L'étude, réalisée entre mars et juin 2022, est organisée en 2 volets (analyse économique de l'offre et perception des consommateurs vis à vis du bio). Les résultats ont été présentés lors d'un webinaire fin octobre 2022.
Le contexte dans lequel s'inscrit cette étude...
- En 2021 et 2022, baisse des ventes de FEL bio en France (en valeur et en volume), après 15 années de croissance continue
- Saturation du marché des FEL bio, difficultés à écouler les produits à un prix correct, déséquilibre offre - demande
Résultats de l'analyse économique de l'offre
L'étude pointe des difficultés sur le suivi des données de production / mise en marché / commercialisation / consommation des FEL bio. Les multiples sources ne suivent pas les mêmes listes d'espèces, ce qui ne permet pas de suivre les campagnes au jour le jour. En situation de déséquilibre offre - demande, cela entrave la capacité d'anticipation des opérateurs. Malgré tout, ces suivis, bien qu'imparfaits, restent des clés de lecture précieuses, sans équivalent dans les autres pays de l'UE.
Des opérateurs amont et aval de la filière FEL bio française ont été interrogés sur leurs pratiques contractuelles et leur analyse du marché et de la situation :
- dans un contexte de déséquilibre offre - demande, les relations avec les centrales généralistes sont difficiles à maintenir
- il est difficile d'organiser des promotions sur les FEL bio
- peu d'opérateurs disposent de "soupapes stratégiques" pour écouler leurs produits sur des marchés secondaires sans les déclasser ni les brader
- grosse concurrence du local, puis des certifications agro-environnementales vis à vis du bio
- les conditions sociales de la production bio sont méconnues, notamment sur le volet emploi
L'exemple de la filière FEL bio allemande
Un benchmark de la filière FEL bio allemande met en avant quelques facteurs de résilience en situation de crise, notamment :
- la diversification des exploitations allemandes (FEL couplés aux grandes cultures notamment)
- la diversification des débouchés (frais + industrie, circuits longs + circuits courts, contrats locaux + vente directe)
- l'importance de la contractualisation sur les FEL destinés à l'industrie et pour les produits ultrafrais pour la GMS
- l'importance des discounter allemand qui jouent un rôle particulier avec des contrats cadres sans garantie de prix, mais avec des dégagements de gros volumes dès la récolte
- des solutions de dégagement individuelles : stockage, non récolte, vente de produits lavés et triés à l'industrie de la nutrition des animaux de compagnie ou à la transformation des FEL
- une coopération verticale entre producteurs ou négociants et distributeurs
- une contractualisation renforcée par le développement de labélisations régionales
Des consommateurs désorientés et méfiants, mais attachés aux FEL
Grâce à des focus-groups et à une étude quantitative, l'étude montre que :
- les consommateurs.trices sont désorientés par le flot de labels, signes et allégations, inquiets à cause des scandales, mais toujours motivés pour une alimentation éthique et de qualité
- les FEL frais sont perçus comme des produits incontournables. Maintien de la consommation, mais volonté de contenir / réduire les dépenses alimentaires
- le local est pour les consommateurs un repère dans un climat de confusion et de méfiance
- le bio ne se distingue pas assez nettement du local non bio.
- 2 acteurs inspirent encore confiance : l'état et ses instances, et les producteurs agricoles
- les jeunes (18-34 ans) estiment plus positivement le bio
- les consommateurs expriment pour partie une adhésion forte au bio et souhaitent maintenir leur consommation même dans un contexte d'inflation
Le marché bio recule pour la première fois en 2021
Les chiffres 2021 de la bio en France traduisent une situation tendue et compliquée pour les filières bio, prises en étau entre une production en croissance et des marchés saturés ou en prise à l’inflation et à la baisse du pouvoir d’achat. Différents leviers existent pour pérenniser le secteur bio en stimulant la consommation et en explorant des marchés jusqu’alors peu développés. Le secteur agricole fait face à une situation délicate, et la bio n’est par épargnée. De nombreux défis et challenges se présentent pour les acteurs de la bio et ceux qui les accompagnent !
Baisse du marché bio en 2021, dans un contexte de bouleversement général de la consommation
Pour la première fois, recul du marché bio
Le marché bio français s’élève en 2021 à 12.6 Milliards d’euros, ce qui représente une part de marché de 6,63% dans les courses alimentaires des Français, et fait de la France le 2e marché bio européen derrière l’Allemagne. Alors que la plupart des marchés européens croissent en bio, le marché bio français a quant à lui perdu 68 millions d’euros entre 2020 et 2021, soit -0,5% en incluant les achats de la restauration et -1,34% hors restauration. Le bio recule donc pour la première fois après des années de croissance à deux chiffres. Alors que le développement de la filière bio française était jusqu’alors plutôt lié à la structuration de l’amont, le secteur bio est pour la première fois confronté à une problématique de marché.
Evolution du marché alimentaire bio entre 2010 et 2021 par circuit de distribution
Une tendance à relativiser dans une dynamique globale de baisse de la consommation
Cette contraction du marché bio s’inscrit dans une tendance générale de baisse de la consommation des ménages en France. Rappelons-nous tout d’abord que l’année 2020, année marquée par les confinements de la crise COVID-19, avait induit une très forte croissance du marché bio. L’année 2021 subit donc un contre-coup de cette surcroissance de 2020.
De plus l’année 2021 a été marquée par un bouleversement de l’ensemble de la consommation. L’INSEE a mesuré un recul de -2,28% de la consommation alimentaire française entre 2020 et 2021, soit une perte de 4,5 milliards sur un marché de 195 milliards (hors tabac et eaux minérales). Ce résultat en berne s’inscrit dans la lignée de la crise sanitaire de 2020 et du début de la baisse du pouvoir d’achat fin 2021, qui a bouleversé les habitudes et usages des français, que ce soit pour leurs courses ou leur consommation en général.
La distribution de proximité tire son épingle du jeu dans ce contexte de consommation morose
La bio ayant pour particularité de se vendre dans une grande diversité de circuits, il est important d’analyser les tendances d’évolution pour chaque canal de distribution.
Evolution du poids des circuits dans le marché bio (yc achats de la RHD)
Dans le détail des circuits de vente, le ralentissement de la demande en bio est majoritairement attribué à la grande distribution et à la distribution spécialisée :
- Le chiffre d’affaires des Grandes Surfaces Alimentaires, qui représente 50% du marché bio en 2021, est en recul de près de 4% entre 2020 et 2021. Au-delà des changements de pratiques de consommation des français, cette baisse des ventes est aussi liée au fait que les grandes enseignes ont eu tendance à limiter leur référencement bio. En effet, selon une étude de Nielsen IQ, le nombre moyen de références bio par magasin a baissé de 5% passant de 523 références début 2021 à 497 références début 2022.
- La baisse des ventes concerne aussi les près de 3000 magasins bio spécialisés, mais dans une plus faible mesure (-1.8% entre 2020 et 2021). La distribution spécialisée bio conserve malgré tout un poids important dans le marché bio, réalisant 27% des ventes en 2021, comme en 2020 et 2019. S’ajoute à cela une hausse du nombre de magasins bio spécialisés, ce qui complique encore un peu plus la situation économique de ces acteurs qui sont donc plus nombreux à se partager un marché en baisse...
La consommation bio des français baisse donc en tendance dans les GSA et les magasins bio spécialisés, se rabattant en partie sur les lieux d’achat de proximité. Les artisans-commerçants avaient en 2019 rencontré un nouveau public de consommateurs bio, et ils semblent les avoir fidélisés puisque ce créneau augmente encore son CA bio en 2021 de près de 6%. Les commerces artisanaux de proximité représentent en 2021 7% du marché bio français. Les 26 000 points de vente directe continuent eux-aussi leur progression, augmentant leur CA bio de 8% en 2021. Ce circuit de distribution est une réelle spécificité de la bio, car il représente 11% du marché bio national, contre 1% à peine sur le marché alimentaire global.
Enfin, le marché de la restauration repart lui aussi à la hausse en 2021, après une année 2020 morose avec de longues périodes de fermeture liées à la crise du covid. Tirée par les objectifs de la loi Egalim, la restauration collective se mobilise davantage pour atteindre l’objectif de 20% de bio dans l’assiette. Toutefois, les cantines n’ayant pas retrouvé dès le début de l’année 2021 toute leur activité, les achats de produits bio n’atteignent par leur niveau de 2019 (-3,0% entre 2019 et 2021). Le CA de la restauration bio représente ainsi en 2021 609 millions d’euros (232 millions en commerciale, et 377 millions en collective).
Un recul des marchés qui ne touche pas toutes les filières de la même façon
Toutes les filières ne sont pas impactées de la même façon par la baisse de la consommation bio en France en 2021. Les fruits et légumes, le rayon crèmerie (lait, produits laitiers, œufs) et les viandes de bœufs, porcs et produits de charcuterie sont les filières les plus concernées, affichant toutes entre -4 et -5% de CA en 2021. Quelques filières bio sont épargnées, avec la viande d’agneau (+1%), les volailles (+2%), et surtout les boissons alcoolisées (vins et bières notamment) dont les ventes continuent à progresser fortement en 2021 (+10%).
Le marché de la RHD et la communication grand public, deux leviers pour soutenir les filières bio françaises
Veiller à la transparence des messages pour les consommateurs
Dans un contexte de tension sur le marché bio, il est important d’éviter la confusion chez les consommateurs, et de travailler à la transparence des messages diffusés.
D’une part, il est primordial d’éviter la confusion entre bio et local. Les consommateurs qui annoncent préférer le local doivent être informés que bio et local ne sont pas contradictoires et ne s’opposent pas. Grâce aux 26 000 fermes bio qui vendent en direct, et à toutes les filières bio françaises qui se structurent, les consommateurs peuvent manger bio et local !
D’autre part, la multiplication de labels ou de marques ayant des promesses environnementales viennent petit à petit grignoter des part de marché à la Bio (HVE, Zéro Résidus de pesticides, …). L’image de la bio et la communication sur les garanties apportées par le cahier des charges bio sont donc un levier important pour rassurer le consommateur et relancer la consommation bio.
Enfin, la tendance à l’industrialisation de la bio et sa forte croissance au sein de la grande distribution semblent avoir eu tendance à brouiller les consommateurs. Une étude menée par l’Agence BIO auprès d’un panel de consommateurs montre que certains d’entre eux restent convaincus de la présence de pesticides de synthèse dans des produits de marques de grands industriels malgré leur labellisation bio.
Accompagner les consommateurs pour éclairer et stimuler la demande
Les derniers sondages montrent qu’un français sur deux s’estime insuffisamment informé sur les garanties de l’agriculture bio, notamment sur la réglementation et les contrôles. Le sentiment de manquer de compréhension du label bio augmente donc chez les consommateurs. Expliquer la bio, pour stimuler la demande est donc aujourd’hui un enjeu majeur.
L’Agence Bio a pris cette question à bras-le-corps, en lançant une véritable campagne de communication institutionnelle sur la bio. Les interprofessions (Cniel, Interfel, Interbev, Cnpo, Synalaf, Cnipt, Intercéréales, Terres Univia et InterApi) et la maison de la Bio se sont associées en mars dernier pour former « l’équipe de France du Bio ». Une campagne collective de communication autour du « Bioreflexe » a été lancée dans l’objectif de communiquer sur les vertus environnementales de la bio et sur sa contribution à la souveraineté alimentaire, pour stimuler la demande en produits bio des consommateurs.
La restauration hors domicile, un marché-relai potentiel pour les filières bio
Avec environ 80 000 cantines et 180 000 restaurants en France, la RHD est un relais de croissance majeur pour accueillir la production des agriculteurs français qui arrivent au terme de leur conversion.
Grâce à la loi Egalim, le bio enregistre une légère progression dans les cantines, passant de 5.4% en 2019 à 6,6% des achats de la restauration collective en 2021. Mais on reste encore bien en dessous des objectifs de cette loi qui impose 20 % de bio dans toute la restauration collective publique ! La restauration commerciale, avec seulement 1,67% d’achats de produits bio a quant à elle des marges de progressions colossales. Les restaurateurs, en augmentant la part de produits bio dans les menus proposés aux clients, ont donc dans leurs main une solution pour favoriser la résilience des filières biologiques.
Pour développer ce marché actuellement peu mobilisé, il sera primordial de :
- Proposer des formations adaptées aux acteurs de la restauration collective et commerciale et à la fonction publique territoriale
- Mettre en valeur les chefs qui font plus de bio
- Poursuivre la structuration des filières pour qu’elles soient en capacité de répondre aux appels d’offre et aux besoins particuliers de la restauration
Pour en savoir plus...
Pour plus d’infos, vous pouvez consulter le site de l’Agence bio et le dossier de presse présenté le 10 juin 2021 :
Les filières bio toujours dynamiques en 2021
Les chiffres 2021 de la bio, dévoilés le 10 juin dernier par l’Agence Bio dans la Drôme, témoignent d’une situation contrastée, entre maintien de la dynamique de développement des filières biologiques et stagnation du marché bio français, dans un contexte alimentaire global bousculé. Dans cette situation délicate, l’Agence bio évoque néanmoins des leviers mobilisables pour préserver le secteur bio, avec d’une part la sensibilisation des consommateurs, et d’autre part, l’appui de la restauration hors domicile, marché ayant actuellement un faible taux de pénétration et prometteur pour la bio.
Une hausse des surfaces cultivées en bio en 2021
L’Observatoire national de la bio recense en 2021 près de 2,8 millions d’ha cultivés selon le mode de production bio, ce qui fait de la France le leader européen de la production biologique. Le cap des 10% de SAU en bio a enfin été passé en 2021. Aujourd’hui, en France, 1 ha sur 10 est donc cultivé en bio, et 13.4% des fermes françaises pratiquent l’agriculture biologique.
La dynamique de croissance de la production bio est toujours forte, avec une hausse de plus de 9% en 2021 des surfaces cultivées en bio, et 20% des surfaces qui sont encore en conversion.
Evolution des surfaces, des fermes et des entreprises engagées en bio
Par ailleurs, l’année 2021 n’a pas connu de hausse majeure des sorties du bio. 4.17% des fermes sortent du bio (seulement +0.15%/2020) et plus de la moitié des sorties du bio sont des départs à la retraite et non des agriculteurs qui renoncent à produire en bio.
| L’Occitanie reste la première région bio de France ! |
|---|
| Les régions productrices de bio restent dynamiques, à l’image de la région Occitanie, qui a augmenté de près de 11% ses surfaces bio en 2021 pour atteindre 608 285 ha, dont 129 347 ha en conversion. En Occitanie, quasiment 20 % des surfaces agricoles sont désormais cultivées en Bio ! |
Le secteur aval poursuit également sa croissance, comptant en 2021 29 795 entreprises engagées en bio, soit 13% de plus qu’en 2020.
Quelques filières autosuffisantes, importations en baisse, et exports en hausse
Les efforts remarquables des acteurs de l’amont et de l’aval des filières bio ces dernières années ont permis de maintenir des taux d’import stables malgré l’explosion de la demande. Les filières lait, œufs et pour la première fois en 2021 blé bio françaises sont auto-suffisantes.
Les importations étaient en baisse en 2021 notamment en ce qui concerne les produits de la boulangerie. Les filières bio sont approvisionnées à plus de 81% par des produits français (hors produits exotiques).
Taux d'approvisionnement selon l'origine des groupes de produits bio en 2021
Les exports de produit bio se sont fortement développés en 2021 de passant de 887 millions d’euros à 1047 millions d’euros au stade de gros (+18%/2020). Les exports se développent particulièrement en vins (+68 millions d’euros) en fruits (+32 millions d’euros), en produits laitiers (+14 millions d’euros) et dans l’épicerie sucrée et salée (+10 millions d’euros et +9 millions d’euros respectivement).
Pour en savoir plus...
Pour plus d’infos, vous pouvez consulter le site de l’Agence bio et le dossier de presse présenté le 10 juin 2021 :
- Site général de l'Observatoire national de la bio
- Données de la production bio 2021
- Dossier de presse de la conférence du 10 juin 2021 de l'Agence bio

